Bienvenu sur le programme du français de 4ème année de l'enseignement primaire créé par Chadli Mohamed
Tous les auteurs
du domaine s’accordent à dire que l’enseignement par ordinateur trouve ses
racines dans l’enseignement programmé des années 1950-1970.
Le niveau
d’adéquation entre les théories behavioristes de Skinner et les possibilités
techniques de l’ordinateur faisait en effet de celui-ci la « machine à
enseigner » idéale. Un autre exemple d’adéquation entre théorie et technologie
aboutissant à une méthodologie idéale était, à la même époque, celui de la MAO.
Mais l’analogie s’arrête là : l’association « laboratoires de langues–exercices
structuraux » des années 1960 et 1970 a été suivie d’un désenchantement à la
mesure de l’engouement initial. Cette disgrâce s’explique par des raisons
d’ordre pédagogique, technique et financier, et pragmatique, avec l’arrivée de
l’approche communicative, comme l’explique Ginet (1997 : 22-27). L’enseignement
par ordinateur, en revanche, a profité des progrès constants de la technologie
et de la nature protéiforme de la machine numérique, aux possibilités
considérablement plus étendues et variées que celles du laboratoire de langues
analogique. Si personne ne conteste les progrès faits par la technologie, on
peut se demander ce qu’il reste aujourd’hui des théories behavioristes
appliquées à l’enseignement programmé. Les principes élaborés par Skinner nous
renvoient tout d’abord au nouvel environnement offert à l’élève, environnement
caractérisé par l’individualisation de l’apprentissage, le renforcement positif
et la vérification immédiate de ses résultats. Un autre modèle d’enseignement
programmé, celui de Crowder, propose un point de vue différent sur le traitement
des erreurs. En amont, l’enseignement programmé met l’accent sur la nécessité
pour l’enseignant de se fixer des objectifs mesurables. Enfin se pose, avec
encore plus d’acuité que lors de l’introduction des laboratoires de langues, la
question du remplacement des enseignants par les machines.